Ce bel album de photographies de Sebah et Joaillier reproduites en couleurs fut publié par un éditeur parisien au début du XXe siècle.

Turquie types et moeurs d'après les photos de Sebah et Joaillier, Paris, L. Boulanger, 90, boulevard Montparnasse [vers 1900], à l'italienne, 24 x 32 cm. Fascicule IX de la collection Autour du Monde. Aquarelles souvenirs des voyages. 
8 reproductions photographiques en couleurs  :  Derviches, Turcs fumant le narguilé dans des cafés, le bazar égyptien, charrettes à bœufs turques, chiens d'Istanbul, le quai d'Izmir, une rue d'Aydın et chameaux à Manisa.

Le fascicule VII était l'autre fascicule consacré à la Turquie : Femmes du harem à Istanbul, porteurs d'eau à Istanbul, vendeurs de bagels à Istanbul, vendeurs de coings à Istanbul, boutiques de paniers en osier et de poterie, une épicerie à Aydın, pompiers, femmes turques dans des charrettes à bœufs.

Certaines de ces photographies ont également été publiées sous forme de cartes postales.

Sebah et Joaillier, Derviches

Derviches

Sebah et Joaillier, café

Turcs fumant le narguilé dans des cafés

Sebah et Joaillier

Le bazar égyptien

Sebah et Joaillier

Charrettes à bœufs turques

Sebah et Joaillier

Chiens d'Istanbul

Sebah et Joaillier

Le quai d'Izmir

Sebah et Joaillier

Une rue d'Aydın

Sebah et Joaillier

Chameaux à Manisa

Sebah et Joaillier

Sabah et Joaillier

Texte

Il faut pour cela ou que les charges soient légères ou que les bœufs soient très forts, car les chemins sont presque tous mauvais.


Les Chiens à Constantinople
Les chiens errants, auxquels on est obligé de faire attention pour ne pas marcher dessus dans les rues, où on les rencontre quelquefois par caravanes sont une des curiosités de Constantinople.
Et ils ne sont pas inutiles, tant s'en faut; car vivant sur les tas d'ordures qu'on jette devant les portes, ils nettoyent les rues, et couchant en plein air, s'ils ne font pas absolument la police. lIs inspirent du moins une sorte de crainte aux mauvais garçons qui n'oseraient pas dévaliser un passant en leur présence.
Du reste l'administration a pour eux des égards, toutes les fontaines d'ablution placées aux abords des mosquées sont pour-vues de cuvettes, où ils trouvent toujours à boire, et précisément à cause de cela, l'entrée de la Cour des mosquées leur est moins interdite qu'aux chrétiens que les musulmans appellent aussi chiens et qu'ils ont généralement en moindre estime que leurs quadrupėdes.


Le port de Smyrne
Bien que Smyrne soit dans la Turquie d'Asie, le quartier qu borde le port est tout européen, ainsi que le démontre le tramway qui circule sur les quais.
La ville, d'ailleurs, tend à se dénationaliser. Sur plus de 200.000 habitants, qu'elle compte.c'est à peine s'il y a 40.000 Turcs; les Grecs, qui dominent, y sont plus de 130.000; il y a avec cela 15.000 juifs, 10.000 Arméniens et autant d'étrangers dits Levantins dont le français est la langue usuelle.
Le quartier turc est évidemment le plus pittoresque, mais les incendies y font de si fréquentes trouées qu'il se transforine peu à peu.
Quant à la ville moderne qui a près de six kilomètres de cir-conference, elle s'étend sur la plage sur une longueur de plus de deux kilomètres, mais son intérieur ne répond pas absolument à son aspect extérieur; les rues sont étroites, sales et mal pavées, et la plupart des maisons n'ont qu'un étage et sont construites en
bois; les deux bazars, très riches et parfaitement approvisionnés, sont sans apparence. En revanche il y a deux caravansérails assez remarquables par leurs tours carrées et leurs coupoles.
Le pont, protégé par des brise-lames et des mõles qu'une compagnie française a construits, fait un commerce considérable des produits du pays.


Une rue à Aïdin
Aidin, ville très commerçante de l'Anatolie, est bâtie dans une situation charmante au pied du coteau où s'élevait l'antique Tralles. On y compte plus de 30.000 habitants dont 4.000 Grecs et autant de juifs.
Extérieurement d'un aspect riant et coquet, elle gagne beaucoup à n'être vue, que de loin car ses rues étroites et tortueuses. sont remarquablement raboteuses et désagréablement sales. Il est vrai qu'elles n'en sont que plus pittoresques.
Les touristes ne vont guère à Aidin que pour voir ce qui reste de l'ancienne Tralles, c'est-à-dire trois grandes arcades que l'on pense avoir appartenu à l'académie jadis fameuse; mais ils se souviennent mieux des ruelles de la ville turque que des ruines de la ville grecque.


Pont sur le Yédis-Tchai
Je ne saurais dire exactement si le cours d'eau qu'on appelle aujourd'hui Yedis-Tchai est l'ancien Méandre ou l'ancien Léthé (pas celui des enfers mythologiques), car ces deux rivières sont voisines de l'antique Magnésie où mourut Themistocle; et notre photographie est prise dans les environs de cette cité ruinée, rem-placée aujourd'hui par la ville turque de Ghuzel Hissar.
Le Méandre, ainsi nommé à cause des sinuosités de son cours, était célèbre (du moins autrefois) par la beauté des cygnes qui fréquentaient ses eaux ce doit être le Léthe qui est devenu l'Yedis-Tchai, car notre photographe n'y a pas vu de cygnes, mais des quadrupèdes variés qui le traversent à gué, comme si l'on n'avait pas jeté un pont dessus.
Cela ne prouve pas du tout que ce pont était inutile, mais que la routine est difficile à déraciner partout même en Orient, d'où nous vient pourtant la lumière.

 

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