Jules Auguste Boppe (1862-1921) est un diplomate français. Il fut conseiller d'ambassade à Istanbul et écrivit quelques ouvrages dont plusieurs sur les Balkans et l'Empire ottoman.

  • Correspondance inédite du Comte d'Avaux : (Claude de Mesmes), avec son père Jean-Jacques de Mesmes, Sr de Roissy (1627-1642) / publiée par A. Boppe, 
  • E. Plon, Nourrit et Cie (Paris),  1887, 1 vol. (XXVII-301 p.) ; in-8
  • Journal du congrès de Munster, par François Ogier, aumônier du Cte d'Avaux (1643-1647), publié par Auguste Boppe, Paris, E. Plon, Nourrit et Cie , 1893, In-8° , XXXIX-268 p., portrait
  • (éditeur) Journal et correspondance de Gédoyn "le Turc", consul de France à Alep, 1623-1625, ouvrage publié par … A. Boppe, Paris, Impr. de Plon-Nourrit et Cie, 1909, 1 vol. (XXVIII-232 p.)
  • Les Vignettes emblématiques sous la Révolution, 250 reproductions d'en-têtes de lettres, Paris, Berger-Levrault , 1911, VIII-181 p.
  • Les peintres du Bosphore au XVIIIe siècle, Hachette, 1911, in-16, VII-231 p.
  • L'Albanie et Napoléon (1797-1814), Hachette (Paris), 1914, 1 vol. (VII-276 p.) ; in-16
  • A la suite du gouvernement serbe, de Nich à Corfou, 20 octobre 1915-19 janvier 1916... Paris, Bossard, 1917,  In-16, 160 p.

En 1911, il publie Les peintres du Bosphore au XVIIIe siècle, un recueil réunissant des articles qu'il avait publié sur les peintres occidentaux à Constantinople/Istanbul au XVIIIe siècle.

Les peintres du Bosphore au XVIIIe siècle

Avant-propos

Les Turcs, au XVIIIe siècle, n'ont pas seulement joué un rôle important dans la politique générale de l'Europe ; ils ont eu sur la littérature une influence que des études récentes ont relevée et qui n'a pas été moindre dans le domaine des arts. Mais, si connu que fût le goût des peintres et des dessinateurs de cette époque pour les hommes et les choses du Levant, ce n'a pas été sans une certaine surprise que l'on a trouvé en si grand nombre à une Exposition organisée par l'Union Centrale des arts décoratifs, des œuvres consacrées à la reproduction de personnages enturbanés.

Par le caprice de la mode, des artistes qui n'avaient jamais voyagé sont devenus des « peintres de Turcs », et leurs « Turqueries » leur ont valu quelque réputation. D'autres artistes qui avaient cherché leurs modèles sur les rives du Bosphore et dans les contrées les plus lointaines de l'Empire Ottoman, ont vu au contraire leurs noms comme leurs œuvres tomber dans l'oubli. Parmi les peintres de l'Orient, Liotard était à peu près le seul dont le souvenir se fui conservé. On a oublié J.-B. Van Mour, le véritable inspirateur des peintres français de Turqueries et des artistes allemands qui ont modelé tant de charmants petits turcs de porcelaine ; Favray, dont le pinceau sut rendre avec un égal bonheur tantôt la douceur et le calme des paysages du Bosphore, tantôt l'éclat et la richesse des costumes des belles levantines ; Hilair, l'observateur le plus fidèle du geste et de l'attitude de l'Oriental ; Melling par excellence le peintre du Bosphore, et tant d'autres artistes  français et étrangers sur qui Constantinople a exercé sa séduction.

Dans plusieurs études, dont la première a paru en 1903, nous avons essayé de faire revivre ces artistes parmi la société au milieu de laquelle ils ont travaillé, dans la nature qu'ils ont aimée. Nous réunissons ici ces études en les faisant suivre de notes sur l'œuvre des peintres qui ont voyagé en Turquie au cours du XVIIIe siècle. 

Table des matières

Avant-propos 

I. — Jean Baptiste Van Mour, Peintre ordinaire du Roi en Levant (1671-1737) …… 1 

II. — Antoine de Favray, Chevalier de Malte et Peintre du Bosphore (1706-179?) …… 37 

III. — Les « Peintres de Turcs » au xviiie siècle. ...... 101 

IV. — Les Artistes et la Société de Constantinople à la fin du xviiie siècle …… 145 

Appendice. — Essai de Catalogue des tableaux et dessins faits en Turquie au xviii» siècle par des artistes français et étrangers …… 207