| Tulipe, symbole de la Turquie |
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Quand on parle de tulipe, on pense immédiatement à la Hollande. Or la tulipe est aussi le symbole de la Turquie, elle apparaît sur le logo des affiches ou des clips touristiques. C'est aussi une fleur qui fascina l'Europe.
Origine et étymologie Notice du mot Tulipe.
Tulipe ou tulipan. Cette fleur, qu'on ne connait en France que depuis quelques années, est ainsi appelée à cause de la figure d'un chapeau àla turque qu'elle représente. Le "Glossaire grec" de Meursius : touloupanaus, pileus turcicus, occurit in Turco-graecia crusii. Leunclavius, dans leVocabulaire des mots turcs qu'il a mis à la fin de son "Histoire musulmane des Turcs" : "Tulbant et Tulpant, lineum capitis involucrumTurcicum, quod Graeci recentiores phakiolion dixere, veluti sasciolam aut sasciam. Tulipant, sascia linea qua Turci caput involvunt." C'est le même que le Turban ; car il y a dans le même vocabulaire Tulbant et Tulpant,...
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En Turquie, la tulipe est nommée "lale" (d'origine persane). Nous n'avons pas trouvé trace dans les documents que nous avons consultés d'utilisation du mot "tülbent" ou "türban" (du persan dülbent), d'où vient "tulipe", pour désigner la fleur. Au XVIIe siècle, il y eut un véritable engouement pour la tulipe en Hollande (tulipomanie) et elle fut l'objet d'une spéculation aussi surprenante qu'effrénée. D'après Henry Munting, dans une seule ville de Hollande, dix millions de florins furent dépensés pour cette fleur. "Ce fut, écrit-il dans les Nouvelles annales des voyages, depuis 1634 jusqu'à 1637, que la tulipomanie exerça son influence dans la Hollande. Dans ces années les tulipes y montèrent à des prix énormes et enrichirent beaucoup de spéculateurs. Les fleuristes estimaient surtout quelques espèces auxquelles ils donnèrent des noms particuliers. L'espèce la plus précieuse était celle qu'on nommait "semper augustus" ; on l'évaluait à deux mille florins ; on prétendait qu'elle était si rare, qu'il n'existait que deux fleurs de cette espèce, l'une à Harlem, l'autre à Amsterdam. Un particulier, pour en avoir une, offrit quatre mille six cent florins, et, en sus, une belle voiture avec deux chevaux et tous les accessoires ; un autre céda pour un oignon douze arpents de terre." Munting lui-même vendit en 1636, un oignon de tulipe 7000 florins. Le prix de ces fleurs, sans atteindre de tels sommets, continua d'être assez élevé même au milieu du XVIIIe siècle. [Johann, A History of Inventions, Discoveries, and Origins, 1824 consacre un long chapitre très documenté à cette spéculation financière] Les premières tulipes cultivées en France ont été apportées de Tournai.Winghem en envoya des oignons à Peiresc (1580-1637, érudit, historien et écrivain) qui les planta dans son jardin d'Aix-en-Provence en 1610. Elles fleurirent le printemps suivant. [Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle..., Paris, 1819] On attribue à Ibrahim Pacha, grand vizir et gendre d'Ahmet III le goût pour les tulipes. Il en avait un grand parterre dans sa maison de campagne, sur la rive du Bosphore. Il fit illuminer ce parterre, ce qui impressionna le sultan qui décida d'organiser la même célébration au palais de Topkapi tous les ans, sous le nom de Lalè-Tschiraghany (illumination des tulipes) [Salaberry, Histoire de l'Empire ottoman, depuis sa fondation jusqu'à la paix d'Yassy, en 1792, Tome III, p 131, 141, 1813]. Le règne d'Ahmet III (de 1703 à 1730) qui se caractérise par une relative stabilité, est appelé "Lâle devri", l'ère des tulipes. Les tulipes et la littérature française
Roucher, Les mois, 1779 Pour couronner enfin les richesses qu'étale
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Louis Martin, Le langage des fleurs, 1830 Déclaration d'amour
Ouvrages anciens sur les tulipes Jean Pierre Moët, Jean Paul de Rome d'Ardène, Traité de la culture des renoncules des oeillets des auricules et des tulipes, 1754, 452 pagesSr de la Chesnée Monstereul, Le floriste français traittant de l'origine des tulipes... Rouen, Louis du Mesnil, 1658
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