| La Franc-Maçonnerie en Turquie |
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L'idée de ce texte vient d'un article très documenté (mais avec
des erreurs) paru dans la Revue antimaçonnique en 1912. L'abbé Flavien
Brenier est un anti-maçon et un antisémite notoire, mais son texte
témoigne de la diffusion des idées véhiculées par la franc-maçonnerie
dans l'empire ottoman (sécularisation, liberté, égalité, justice
sociale...).
Il fait constamment le parallèle entre la Révolution française et
la
révolution jeune-turque, défend le plus panislamiste des sultans,
Abdulhamid II, en le comparant à Louis XVI, attribuant à la
franc-maçonnerie la responsabilité de la crise dans laquelle plongea
l'empire.
Logos des deux grandes loges modernes de Turquie,
A partir
de 1850, l'activité des loges se développe, elles recrutent des hauts
fonctionnaires.
"Toutes
les loges étaient occupées par des dames en grande toilette et, outre l'illumination ordinaire, il y avait des candélabres dans chaque loge. Les rebords de celles-ci et toute la scène étaient ornés de tapis et de draperies en étoffes orientales, partout se voyaient les emblèmes Maçonniques. [...] M. Geraci, le Tr. Ven. de la R. L. Italia Risorta a reçu dans la grande Loge d'avant-scène plusieurs députations de différentes Loges Maçonniques qui l'ont félicité du grand succès qu'il avait obtenu dans cette oeuvre de bienfaisance. S. M. I. le Sultan qui, les années précédentes, a généreusement doté ce Bal de Lt. 100, a, cette année-ci, fait remettre au Comité la somme de Lt. 150. Les recettes ont dû être fort belles." (Le Stamboul du 5 février
1889 cité dans La chaîne d'union de Paris, journal de la
maçonnerie universelle, février 1889)
Les Jeunes Turcs sont issus de ces mouvements et les utilisent à l'intérieur et à l'extérieur grâce aux connexions avec les loges étrangère s. Refik Bey, dans une interview au journal français Le Temps du 20 août 1908, raconte :
"Nous nous y réunissions
[dans les loges] comme maçons parce qu'en effet un grand nombre d'entre
nous sont francs-maçons ; mais, en réalité, nous nous y réunissions pour
nous organiser. En outre, nous choisîmes une grande partie de nos
camarades dans ces Loges, qui servaient à notre Comité comme de crible,
en raison du soin avec lequel elles faisaient leurs enquêtes sur les
individus."
Les Jeunes-Turcs
En 1887, des francs-maçons reconstituent la
Jeune-Turquie sous la direction de Ibrahim Temo Bey (1865-1939),
professeur à l'Ecole de médecine militaire d'istanbul, né en Albanie. Il
est aidé de Cherafeddine Bey, Abdullah Cevdet (prononcé Djevdet,
1869-1932), İshak Sükûti (1868-1902) et Ilmet Bey. Avec une dizaine de
personnes, ils forment à Istanbul le "Comité Union et Progrès" que
rejoint bientôt Mourad Bey, professeur d'histoire à l'université
d'Istanbul et qui recrute parmi les francs-maçons. La Franc-Maçonnerie moderneComme la république défendait leurs principes, les loges furent mises en sommeil en 1935, malgré la présence de francs-maçons parmi les députés et dans l'entourage de Mustafa Kemal Atatürk comme son médecin Kemal Oke. Elles furent de nouveau actives à partir de 1948.Il y a actuellement trois loges en Turquie :
** Nous n'avons pu vérifier cette assertion. Peut-être s'agit-il du Grégory Ganesco (1830-1877), qui, venu en France, à l'époque du Second Empire, dirigea des journaux libéraux ou y participa, et qui publia :
Bibliographie
Rédacteur : J.-M. Bayle © 2010 Turquie | culture |
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