| Konya, Alaeddin camii, mosquée seldjoukide |
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mosquée Alaeddin de Konya, ancienne capitale du sultanat de Rum aux XIe et XIIe siècles, est le premier édifice qui regroupe toutes
les caractéristiques des mosquées seldjoukides. Le portail, le mirhab et
la coupole sont remarquables.
Elle se trouve sur la colline où fut édifié le palais des sultans de Rum dont il ne reste que quelques débris. Le voyageur français Texier, en 1835, vit les traces des vastes salles de ce palais. ![]() Mosquée et, au premier plan, vue des ruines du palais, par Charles Texier, 1835 Les monuments de Konya n'étaient pas bien connus au début du XXe siècle.
Diverses
inscriptions mentionnent les sultans : Mesut Ier (ou Masud) aurait,
avant 1155, commencé la construction de la partie Est de la mosquée
d'après une inscription du minbar (Mohammad ben Khaulan, originaire de
Damas est désigné comme architecte). La dynastie des Seldjoukides de Rum régna de 1074 à 1307 sur une bonne partie de l'Anatolie. DescriptionLe bâtiment mesure 85 par 57 mètres. La chronologie de la construction n'est pas très bien établie. La partie Est de la mosquée, la salle de prière contient des colonnes antiques supportant des arcs en ogive que l'on retrouve dans toutes les constructions seldjoukides et aussi dans l'architecture ottomane.Le toit est en bois. La façade Nord, dont le mur à l'appareil complexe et bigarré témoigne de la réutilisation de matériaux provenant d'autres bâtiments plus anciens, comporte trois portes. Le beau portail situé au Nord, qui était muré au début du siècle, est construit en pierres et en marbre noir et blanc. Il est décoré "de colonnes cantonnées avec des cannelures particulières en zigzag. Au-dessus, de petites consoles, sorte de colonnettes coudées, supportent un arc brisé dont les claveaux demi-circulaires viennent s'enchevêtrer les uns dans les autres." (Hébrard Ernest, Les monuments seldjoukides de Konia (Asie mineure) in Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 58e année, N. 2, 1914. pp. 155-161). Une inscription occupe le tympan ; on y lit le nom de Keykubad dans une inscription de trois lignes. Hypothèses
L'histoire de la mosquée Alaeddin pose beaucoup de problèmes aux historiens. Elle a subi de nombreuses transformations. ll y avait, à l'origine, une mosquée et une medrese mentionnée dans les sources écrites. C'est la construction du türbe de Kılıç Arslan II qui entraîna une profonde réorganisation du bâtiment. Il faudrait cependant d'autres fouilles pour éclaircir certains points. [d'après Neslihan Asutay-Effenberger, Konya Alaeddin Camisi Yapım Evreleri Üzerine Düşünceler, METU Journal of Faculty of Architecture Faculty of Architecture, Middle East Technical University, Ankara, 23.05.2006 - http://jfa.arch.metu.edu.tr/archive/0258-5316/2006/cilt23/sayi_2/113_122.pdf] La mosquée se trouve au sommet de la colline Alaeddin L'aspect sévère du bâtiment est atténué par le portail. Un des rares vestiges de l'ancien palais seldjoukide
Façade Nord, Porte côté droit Au-dessus de la porte, dans le cartouche circulaire, on peut lire : "Le nom magnifié Alâ-eddounya w'eddin". Détail de la porte Liste des sultans enterrés dans les türbe Portail central, le plus spectaculaire
colonnette du portail, détail
Inscription au-dessus du portail : A ordonné la construction de cette mosquée bénie le puissant sultan, gloire du monde et de la foi, le victorieux, Keykubat, fils du sultan martyr Keyhüsrev Ier (Keykosrow), fils de Kiliç Arslan II, la Preuve du prince des croyants.(trad. Eva de Vitray-Meyerovitch)
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