| Abdul Medjid (1839-1861) |
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Notice rédigée à la fin du XIXe siècle.
ABD-UL-MEDJID-KHAN, sultan ou empereur (padischah) des Ottomans, 31e
souverain de la dynastie d'Othman et le 25e depuis la prise de
Constantinople, fils aîné du sultan Mahmoud-Khan, né le 11 chaban de
l'an 1238 de l'hégire (20 avril 1823), a succédé à son père le 1er
juillet 1839. Quoique fils d'un monarque réformateur, l'enfance et
l'éducation d'Abd-ul-Medjid ont différé peu de celles des autres
princes qui l'avaient précédé sur le trône. Relégué, comme eux, dans le
Séraï, à part les rares circonstances où, par une dérogation à l'ancien
usage, il se montrait en public, aux côtés de son père, ayant passé des
mains des femmes et des eunuques dans celles des mollahs et des
astrologues, seuls instituteurs de sa jeunesse, il semblait, lorsqu'il
fut appelé à recueillir l'héritage de son père, devoir être écrasé sous
le poids de sa précoce grandeur. Jamais, en effet, les circonstances
n'avaient été plus graves pour la Turquie. C'était huit jours après la
bataille de Nézib (24 juin), gagnée par Ibrahim-pacha, au moment le
plus critique de la lutte entre l'empire et son redoutable vassal.
Bientôt cependant l'intervention européenne arrêta la marche du
vainqueur, et par les deux traités du 15 juillet 1840 et du 13 juillet
1841, garantit l'intégrité de l'empire ottoman. Rassuré contre
l'éventualité d'une invasion étrangère, le jeune sultan annonça dès
lors son intention de continuer l'œuvre de réforme si énergiquement
poursuivie par son père. Notice extraite de Vapereau, Dictionnaire des contemporains, 1865
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