Ces vastes champs de stèles funéraires plus ou moins ordonnées que sont les cimetières ottomans ont fasciné les voyageurs.

Normalement les stèles musulmanes sont modestes. Ce n’est pas le cas pour les stèles ottomanes, on trouve partout les hica tasları, les "pierres écrites", dressées verticalement pour indiquer les tombeaux. Les inscriptions sont orientées de telle façon que l’on puisse les lire.
On y trouve en général une invocation à Dieu, la filiation, le nom du défunt et ses titres, l’invocation à la Fatiha, la date de la mort.
Le passant est appelé à prier pour le personnage décédé (ruhina ou ruhuna Fatiha, que l'on peut traduire par "Priez pour son âme).
Du XVIe au XIXe siècle, les textes s'allongent bien que peu de gens puissent les lire compte tenu du grand nombre d’illettrés : d’autres éléments comme des ornements permettaient d’identifier le mort.
On trouve parfois des chronogrammes (poèmes créés à partir de la date de la mort) signés, mais difficiles à lire.

d'après Nicolas Vatin, Le rôle de l'écrit dans les stèles funéraires ottomanes, Revue du monde musulman et de la Méditerranée, Année 1995, Volume 75, Numéro 1, p. 55 - 63 (très intéressant article à lire sur le site http://www.persee.fr)

Pierres tombales ottomanes des cimetières d'Istanbul (en noir et blanc, cimetière d'Eyüp)

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