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Catégorie : Autres langues turques
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Una anthologie de textes en langues turkes qui sont alors mal connues en Occident.

Etienne-Marc Quatremère

Chrestomathie en turk oriental, contenant plusieurs ouvrages de l'émir Ali-Schir, des extraits des Mémoires du sultan Baber, du traité du Miradj, du Tezkiret-el Avlia et du Bakhtiar-nameh, publiés par M. Quatremère, 1er fascicule, accompagnés d'une traduction française, d'un mémoire sur la vie d'Ali-Schir, et de notes grammaticales, philologiques et autres

Paris, impr. de Firmin-Didot frères, 1841
In-8 ̊ , 114 p.

Concerne les langues turques de l'Asie septentrionale et des bords de la mer Caspienne. Les ouvrages manquent au XIXe siècle. Ce sont les russes qui ont le plus contribué à leur connaissance : Grammaire tartare (1801) et Dictionnaire tartare de M. Tiganof (1804), texte turc de l'Aboulgazi par M. Fraehn (1825).

Les textes de cette chrestomathie viennent de la Bibliothèque royale de France et de celle d'Oxford :

- Mouhakamat alloghataïn (le Dispute des deux langues)

- Tarikhi-Adjem (Histoire des anciens rois de Perse)

- Traités de Mir Ali-Schir : Miezan ul-avzan (traité de la versification turque, le premier pour cette langue), Medjalis-al-nefaïs (Les Séances précieuses), Vie de Djami...

Mir Ali Schir (mort en 1500) appartenait à l'une des plus grandes familles du Khorasan. Son père, Behadur, fit partie du gouvernement du sultan Abdulkacem Babur Behadur, arrière-petit-fils de Timur. L'écrivain fut employé à la cour du prince qui l'avait remarqué pour ses connaissances littéraires. A la mort du prince, il partir à Mechhed, puis à Samarcande.
Plus tard, Sultan Hussein Behadur khan, après avoir pris possession du Khorasan lui confia l'administration de ses états.
Il démissionna pour écrire des ouvrages en Turc et en Persan. et fut lui-même protecteur d'autres écrivains comme Mirkhond et Khondemir qui composèrent respectivement le Raouzat essafa et le Habib assiiar. Il pratiqua également la sculpture et la musique et laissa plusieurs morceaux de musique.
Il mourut au mois de djemadi ul-evvel de l'an de l'hégire 906 (1500).

- Touzouki Baberi, Mémoires du sultan Baber
A partir d'un manuscrit en mauvais état provenant d'une collection privée.
Ces mémoires faisaient partie de la bibliothèque de Tippoo Saïb, tué au siège de Seringapatnam par les Anglais, le 4 mai 1799. Le bibliothèque fut récupérée par l'East India Company, sauf quelques manuscrits qui allèrent à la Société asiatique de Londres et aux universités d'Oxford et de Cambridge.

Sultan Ahir eddin Baber était de fils d'Omer-cheikh, descendant de Timur. En 1525, il s'enfuit et fait la conquête de l'Indoustan. Il écrit lui-même ses mémoires en langue turque qui furent traduits en persan pendant le règne de son petit-fils Akbar, par Abdur-Rahman.
Sultan Baber régna trente-huit ans, mais seulement cinq en Inde. Il mourut à Agra en 1530 et fut enterré à Kaboul.
Le Baber-name, nommé aussi Vaqiâti-Baber est considéré comme le fleuron de la littérature djagataïenne.


- Extraits du Tezkiret el-avlia et du Bakhtiar-name, accompagnés d'une traduction française, d'un mémoire sur la vie d'Ali-Schir et de notes grammaticales...
 
L'éditeur Firmin Didot prépara une fonte de caractère ouïgour pour les textes imprimés en cette langue.