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Catégorie : Biographies de personnages historiques
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DERVICH-pacha, général et diplomate ottoman, né l'an 1223 de l'hégire (1817), à Eyoub, faubourg de Constantinople, où son père exerçait les fonctions d'imam et d'instituteur primaire, entra à l'âge de douze ans à l'Ecole préparatoire du génie, nouvellement instituée par le sultan Mahmoud, et fut un des jeunes Ottomans envoyés en Europe par ce monarque pour y faire des études spéciales (1837). Il passa plusieurs années en Angleterre, puis à Paris, où il suivit de 1839 à 1842, les cours de l'École des mines.
A son retour en Turquie, il fut nommé ingénieur en chef des mines de Kéban et d'Argana, en Asie Mineure, puis professeur de chimie et de physique à l'École militaire de Constantinople, et bientôt après directeur de la même École, avec le grade de général de brigade. Promu général de division en 1849, il fut nommé commissaire ottoman pour la délimitation des frontières turco-persanes. Au retour de cette mission qui dura près de quatre ans. Dervich fut envoyé dans les Principautés (1854), en qualité de plénipotentiaire, pour réinstaller les hospodars Stirbey et Ghica. Nomme l'année suivante commandant supérieur de toutes les Écoles militaires de l'empire, il fut délégué par la Porte, au commencement de 1856, pour assister au grand conseil de guerre qui devait se réunir à Paris. Après le traité du 30 mars, il fut nommé commissaire de la Porte pour la rectification des frontières de la Bessarabie. Lorsque le nouveau sultan Abd-ul-Aziz créa en Turquie une administration spéciale des mines et forêts, il confia la direction à Dervich-pacha (août 1861). L'année suivante, il prit part aux opérations militaires qui eurent lieu dans le Monténégro, et, de concert avec Husein-pacha, il força par une suite de combats partiels, le prince Nicolas et son père Mirko à signer la paix de Scutari (août 1862).
En février 1866, il fut envoyé en Syrie comme commissaire extraordinaire chargé de la pacification du Liban.

Source : Vapereau,  Dictionnaire universel des contemporains