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Catégorie : Biographies de personnages historiques
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MUSURUS (Constantin) diplomate ottoman, né le 18 février 1807, Candie, d'une famille grecque ancienne, fut amené, dès sa jeunesse, à Constantinople [mort en 1891] et fut attaché comme secrétaire, au prince Vogondis, dont il épousa la fille, et qui le chargea, en 1832, d'une mission à Samos. Plus tard, il y fut envoyé par la Porte, en qualité de gouverneur (1840).
Rappelé à Constantinople (janvier 1847), à la suite d'un incident qui amena une rupture des relations diplomatiques, pendant onze mois, entre la Grèce et la Porte ottomane, il retourna à son poste, le 21 février de l'année suivante, et faillit, deux mois après, être victime d'une tentative d'assassinat de la part d'un Grec de Turquie.
L'habileté et l'énergie dont le jeune diplomate fit preuve dans une situation difficile lui valurent, à la fin de cette même année, la charge de ministre à Vienne, et plus tard (avril 1851) celle d'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Londres. Il rendit, dans ce nouveau poste, de grands services à la Porte, qui l'en récompensa en lui conférant, en 1855, le grade de fonctionnaire de premier rang, et l'année suivante (1856) le titre d'ambassadeur. A la suite des conférences de Pans, où il figura comme plénipotentiaire, il fut décoré de l'ordre du Medjidié de 1ère classe.
En 1867, lors de la visite du sultan Abdul-Aziz à Londres, il reçut le titre de pacha. Maintenu dans son poste par les successeurs de celui-ci, on attribua à son influence, la résistance du gouvernement turc aux conclusions du protocole des puissances rédigé à la Conférence de Constantinople (avril 1877).

Source : Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains  

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