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Catégorie : Biographies de personnages historiques
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Ahmed-Fethi-pacha, grand maître de l'artillerie (topkhanè muchiri) de l'empire ottoman, est né vers le commencement du siècle. d'une famille riche et considérée de l'île de Rhodes, circonstance qui lui valut les avantages d'une éducation commencée dès sa première jeunesse, et plus soignée qu'elle ne l'est généralement en Turquie.
Entré de bonne heure au service, il prit part à la campagne de 1818, dans laquelle un brillant fait d'armes lui valut le surnom de Fethi (victorieux). Il était très-aimé du sultan Mahmoud, sous lequel il exerça successivement les charges de grand maréchal du palais (mabeïn muchiri), gouverneur général d'Aïdin, ambassadeur à Vienne (1834), et à Paris (1838). A son retour à Constantinople, il entra, dans le ministère, au département du commerce créé deux années auparavant, et épousa peu après ( août 1840) la troisième fille de Mahmoud, Athié sultane.
Depuis cette époque, Ahmed-Fethi-pacha n'a presque point cessé de faire partie du divan, soit comme ministre du commerce (1840-1844), soit comme président du conseil d'État (1844), soit comme directeur du matériel de la guerre et grand maître de l'artillerie. Il est encore aujourd'hui à la tête de ce département qui comprend un grand nombre de services, tels que les forteresses, le génie et les divers établissements militaires, les quarantaines, etc. Quoique depuis plusieurs années il semble s'être retiré de la politique, il jouit d'une grande considération dans le divan, et passe pour un très-bon administrateur. On lui doit en grande partie l'organisation des quarantaines.
Son fils, Mahmoud-Djelaeddin-pacha a été fiancé le 22 février 1854 à une fille d'Abdul-Medjid, Ghémilé sultane.
Il meurt en février 1858.

Source : Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains