| Kyat-Khana, la maison du papier vers 1821 |
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L'imprimerie de Scutari
« …Nous
arrivâmes au pont qui traverse le port à Kyat-Kana. Ce nom signifie
littéralement « la maison de papier », et les circonstances qui s’y
rapportent lui donnent de l’intérêt. C’était originairement un kiosk
impérial, résidence d’été de la famille des sultans ; mais le
bienveillant, l’excellent Sélim, oncle et prédécesseur du monarque
actuel, en fit l’abandon pour qu’on y établît des
manufactures au moyen desquelles il se proposait d’introduire dans
l’empire turc les arts et les sciences de l’Europe occidentale.
On a supposé que le sultan Sélim avait le premier introduit l’art de l’imprimerie dans la Turquie ; mais cela n’est pas exact.
Lorsque je vins pour la première fois à Constantinople, en 1821, je
visitai ces établissements : ils étaient dignes de leur généreux
fondateur. La manufacture de papier était disposée avec magnificence.
Les réservoirs étaient des bassins de marbre, et tout avait l’aspect
d’un palais du sultan. L’établissement de Scutari était dans le même
genre ; c’était un édifice très spacieux ; quatre presses
étaient en activité quand je le visitai. Des compositeurs, assis les
jambes croisées sur un coussin, avaient devant eux des casses qui
formaient un demi-cercle, et pouvaient travailler fort à leur aise. Les
presses étaient disposées de manière à demander très peu d’efforts de
la part des ouvriers. Extrait de « Voyage en Turquie et à Constantinople » par R. Walsh, Paris, 1828. |
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