| L'imprimerie à Istanbul vue par G. Peignot, 1802 |
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Un témoignage sur l'état des connaissances sur la Turquie au début du XIXe siècle L’imprimerie turque n’a pas subsisté longtemps, parce qu’elle nuisait au commerce de la librairie manuscrite ; on a prétendu que l’on viendrait à imprimer l’Alcoran, qu’il s’y glisserait des fautes, et on tirait de là des conséquences à l’infini. On allégua aussi dans le divan qu’il serait inouï de voir imprimé le nom de Dieu avec une encre dans laquelle il entre du fiel de bœuf ; enfin cette imprimerie n’a guère duré qu’environ 25 à 30 ans. Je lis, dans le Magasin encyclopédique du 21 germinal an 10, que, « dans l’imprimerie turque qui a existé à Constantinople depuis les deux dernières années, sous la protection du sultan Selim, on imprime maintenant un Dictionnaire des langues turque, grecque, latine, française et persane, 3 volumes in-folio, dont une centaine de feuilles sont déjà imprimées. Il y a en outre, dans cette ville, deux imprimeries grecques, sous l’inspection du patriarche Neophylus ; mais on y imprime que des livres d’église. » extrait du "Dictionnaire raisonné de bibliologie", page 315, G. Peignot, 1802 |
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