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Hamilton, Researches in Asia Minor, Pontus, and Armenia, 1842 Version imprimable Suggérer par mail
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Hamilton, Researches in Asia Minor, Pontus, and Armenia, 1842
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William John Hamilton (1805-1867), voyageur infatigable, visita l'Anatolie en 1836-1837 et y recueillit de nombreuses informations inédites, contribuant ainsi à une meilleure connaissance de cette région.

Hamilton, William John (1805-1867)
Géologue anglais, fils de William Richard Hamilton (1777-1859), qui intervint en Egypte dans l'affaire de la pierre de Rosette. Il étudia à l'Université de Goettingen de 1825 à 1827.
Il voyagea en Turquie de juillet 1836 à août 1837 et visita Istanbul, Izmir, de Trabzon à Kars, les rives de la Mer noire, traversa l'ancien pays hittite, la Cappadoce et le Lac salé. Il est président de la Royal Geographic Society de 1854 à 1856, publie les Researches in Asia Minor, Pontus and Armenia en 1842.
Il voyagea également en France et en Belgique, écrivit des articles sur la géologie de la Toscane et de l'Allemagne.

Description

Researches in Asia Minor, Pontus, and Armenia ; with some account of their antiquities and geology. London, J. Murray, 1842
XXVII-544 p.- 5 folios de planches hors-texte
508 p. - 7 folios dépl.- 6 folios de planches hors-texte

La bibliothèque de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée a numérisé les deux volumes de l'ouvrage :
http://www.mom.fr/digimom/resultat.php?titre=&auteur=hamilton&datpub=&editeur=&sujet1=&sujet2=&lieu=&chrono=

Cet ouvrage est plein d'observations très précises sur les monuments antiques, la géologie et la géographie du pays, comme l'auteur l'explique dans sa préface. Hamilton suit les traces des auteurs antiques qu'il a relu comme il l'écrit dans sa préface. Il fit de nombreux relevés précis et permit ainsi d'établir une carte précise des régions qu'il visita. Sa description de Bogazkale et Yazilikaya, par exemple, est très fidèle comme celle de Tokat.
Il livre aussi des anecdotes sur des personnages rencontrés ou des légendes recueillies auprès des habitants, par l'intermédiaire d'interprètes, comme celles que l'auteur relate sur Amasya ou sur les souterrains d'Ankara .
On ne trouve pas beaucoup de descriptions des monuments seldjoukides ou ottomans. A Konya, Hamilton admire l'Ince minare medresi, mais parle, à son propos, d'"arabic" ou de "saracenic" (sarrazine) architecture". Il l'admire cependant et n'arrive pas à dessiner sa décoration délicate.

Note : Le frontispice est une vue assez fidèle d'Amasya.

Préface

En offrant ces pages au public, avec la nouvelle carte de l'Asie Mineure, qui les accompagnent, je tiens à dire quelques mots sur les motifs qui m'ont amené en Orient, et les objets que j'avais en vue quand j'y étais, et aussi pour donner mes raisons d'entrer dans des détails géographiques, qui sont, peut-être, sans intérêt pour le lecteur ordinaire.

Au début de 1835, en préparant une excursion sur le continent européen, mon attention fut attirée par quelques-unes des provinces turques en Asie, relativement inconnues, et qui ne pouvaient manquer d'offrir d'intéressantes découvertes à l'historien de l'Antiquité, au géographe et au géologue. En conséquence, je préparai un plan, qui en même temps me promettait de satisfaire mon amour du voyage, et de raviver les associations classiques [...]. J'ai passé les trois ou quatre mois suivants à préparer cette tâche, en étudiant les écrivains de l'antiquité, et en apprenant à utiliser le sextant et le cercle : dans la dernière de ces activités je fus par dessus tout redevable à l'aide de mon frère, le commandant de H. G. Hamilton, RN.

Je me considère comme le plus chanceux d'avoir convaincu M. Hugh E. Strickland, de Cracombe House, près de Evesham, de m'accompagner : sa coopération me fut si précieuse que je le regrettais beaucoup, à la fois comme compagnon et comme naturaliste, quand il fut obligé de retourner en Angleterre au début de 1836. L'enquête géologique sur le pays a beaucoup souffert de cette dernière circonstance : il peut être long pour un géologue qui a acquis une telle connaissance de la conchyliologie avant d'avoir l'opportunité d'explorer de nombreuses régions du pays que j'ai visité. Mais dans les autres branches de l'histoire naturelle, sa perte est encore plus regrettable : j'ai une bonne connaissance de la géologie, mais pour l'ornithologie, ainsi que pour l'entomologie, l'Asie Mineure lui aurait apporté une récolte aussi abondante.

BUTS DU VOYAGE

Mon attention s'est donc tournée principalement vers la géographie comparative du pays, l'examen des ruines antiques, et la détermination des positions par des observations astronomiques. La géologie du pays, également, a demandé une grande partie de mon temps, et, compte tenu des difficultés que j'ai rencontrées à voyager, je peux me considérer comme chanceux d'avoir rassemblé une grande collection de roches et de minéraux.

J'ai vite constaté que les cartes du pays étaient incorrectes au plus haut degré, et en fait, absolument inutiles. Je n'ai donc ménagé ni le temps ni le travail pour faire une annotation minutieuse des temps, des distances, et des directions ; avec de tels moyens, et  les observations astronomiques de latitude, j'espérais être capable de construire une carte plus correcte de ces parties de la péninsule où je suis passé. Avec cet objectif en vue, et indépendamment d'un journal très détaillé, je réussi à maintenir, avec quelques rares exceptions près, l'itinéraire de chaque mile de la route, en notant l'heure exacte de départ, et, avec ma boussole constamment à la main, la direction de la route, ainsi que tous les changements, parfois au nombre de vingt ou vingt-cinq en une heure, en ajoutant des remarques suggérées par la structure physique du pays. Un spécimen de cet itinéraire, ce qui représente une journée de travail, se trouvent dans l'annexe vol. ii., p. 397.

ELABORATION DE LA CARTE

Afin de construire la carte, après mon retour en Angleterre, l'ensemble du parcours, qui s'étend sur plusieurs milliers de miles de la route, a été mis sur l'échelle d'un pouce pour un mile : dans cette tâche, j'ai été beaucoup aidé par le capitaine H. G. Hamilton. On travailla sur le pays à partir de mes notes géographiques [...], après quoi cela fut corrigé pour les observations de latitude, élaboré par le même officier, puis réduite par lui à l'échelle de cinq miles par pouce. Dans cet état, il a été mis entre les mains de M. J. Arrowsmith, que je ne peux pas assez remercier pour la manière dont il a exécuté sa part du travail. Je puis ajouter que, dans ces parties du pays que je traversais, tous les positions viennent de mes propres observations, à l'exception des lignes de côte, qui ont été prises à partir des enquêtes de marine, et une partie de celle du Pont-Euxin de la carte de M. Ainsworth. Dans d'autres parties du pays, j'ai présenté les routes de MM Ainsworth, Fellowes, Brant, et d'autres dont les observations semblaient dignes de confiance ; parmi lesquels le tracé, par le colonel Chesney, du golfe de Scanderoun, et des cols syriens, ainsi que les montagnes voisines, est l'un des plus importants. Pour les côtes de l'Ionie et la Carie, et d'autres parties de la rive occidentale de l'Asie Mineure, je suis redevable au capitaine Beaufort, qui a aimablement mis à ma disposition les excellentes cartes tracées par les agents employés sur les enquêtes menées par les capitaines Copeland et Graves .

En conclusion, im me reste à dire que la forme et le style de mes propres Journaux ont été préservés autant que possible : cela peut parfois conduire à des répétitions, et rendre la langue un peu monotone, mais je pense que c'est le meilleur moyen de donner au lecteur une impression vraie de la géographie du pays, et de susciter la curiosité et l'intérêt pour les découvertes.

Londres, mai 1842.

Traduction/adaptation © JMB, 02-2011



 
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